Société française de l'Internet

Quel Internet pour quelles sociétés ?

Forum et liste : abus de messagerie ?

La hantise des animateurs de listes de discussion et forums, c’est la faible participation des abonnés aux discussions, qui peut aller jusqu’à la « mort » du forum même s’il pas formellement fermé.

D’ordinaire, on sait qu’en moyenne 10% des abonnés font vivre un groupe en ligne. Il y a très souvent une ou deux locomotives, rôles qui peuvent changer de personnes selon les époques, qui alimentent un groupe en sujets de débat, en argumentation ou en plaisanteries pour détendre l’atmosphère.

La difficulté d’une liste, lorsqu’elle est l’unique lieu de rencontres virtuelles d’une association, c’est la disparité des conditions de consultation. Nombre de personnes reçoivent les messages sur leur lieu de travail, participent peu aux discussions et apprécient peu les avalanches de messages. Ou même ne peuvent pas y faire face du fait de limitations techniques adoptées par leur entreprise.

Cela dit, il est aisé, normalement, de filtrer un logiciel de messagerie et de ne pas recevoir les messages d ‘untel ou unetelle qui donne des boutons. C’est un choix personnel. On voit souvent ce choix rendu public de la part de personnes qui cherchent ainsi à humilier un interlocteur gênant. On sait aussi que certains affichent cela mais que leur curiosité les empêche en fait de faire ce qu’ils ont annoncé ;-)

Comment encourager les échanges, comment ne pas stériliser ces fameuses locomotives si précieuses ?

En fait, un vrai forum doit pouvoir être subdivisé en thèmes, pour éviter de placer les abonnés devant un tout ou rien pénible pour certains. Rien à voir en effet entre les discussions philosophiques sur ce qu’est ou devrait être Internet d’un côté, des débats sur l’opportunité de soutenir une pétition lancée par tel ou telle organisation de l’autre ou encore l’appréciation d’un logiciel ou d’un livre.

Mais surtout, le plus précieux est que chaque abonné puisse paramétrer lui-même, thème par thème, ses modalités de réception des messages : sur le Web ou réception directe dans sa boite de courriel.

Tous les bons logiciels de forum, gratuits et libres, offrent cela.

Quoi qu’il en soit, reprocher à un contributeur de trop écrire parait malvenu. Surtout si jamais aucun barême objectif n’a jamais été fixé (et comment le pourrait-il ?)

Les agressions les plus banales, esquives faciles de toute discussion, consistent à traiter un adversaire de spammeur et à déclarer qu’on le filtre illico en envoyant ses messages automatiquement dans sa boite à spam, appelée aussi « boite à cons » dans la cyberculture de caniveau.

Il est bien entendu absurde de parler de spam au sujet de contributions d’un adhérent à la liste de discussion de l’association dont il est membre !

En revanche, on peut se poser la question de savoir s’il existe des façons meilleures que d’autres de participer à des discussions dans un groupe en ligne :

— si vous réunissez toutes vos réponses à plusieurs personnes dans un message unique, on vous reprochera d’être trop long, cela fait des échanges peu fluides et les lecteurs ont du mal à mémoriser la chronologie.

— si vous entrez dans des échanges du tac au tac, vous allez inévitablement produire rapidement une dizaine de messages, fussent-ils courts. L’esprit chagrin qui compte vos envois, avec en tête avec un quota arbitraire, vous le reprochera.

ABUS DE MESSAGERIE

Sébastien Bachollet a envoyé récemment un avis de suspension du « forum » (une liste très fruste, en fait) pour une semaine à un adhérent. L’un des deux motifs invoqués : abus de messagerie parce que l’adhérent avait envoyé 13 messages en deux jours (l’autre motif étant interpellation personnelle, nous y reviendrons, car ce n’est guère plus pertinent mais dans un autre genre).

Rappelons donc à Sébastien ce qu’est un abus de messagerie, terme qui appartient au vocabulaire des FAI (fournisseurs d’accès à Internet).

Ce sont des mauvaises pratiques qui entraînent des perturbations du fonctionnement technique du réseau.

Voici les principaux types d’abus de messagerie, tels qu’énumérés sur le site de Microsoft :

EMP (Excessive Multi-Posting) : le même article ( ou essentiellement le même article) ont publié un inacceptable grand nombre de fois dans un ou plusieurs groupes de discussion. Cela est vu par clients NNTP et est reçu par le service News Internet.

CROSS-POSTING : une instance de message seul qui est publiée dans plusieurs groupes de News. Cela est vu par clients NNTP et est reçu par le service News Internet. CROSS-POSTING occupe l’un de message dans serveur de News, mais apparaît à plus de un endroit. Nécessaire Cross-posting de discussions pertinentes est généralement pris en compte. Peut envisager un message qui ne concerne pas plusieurs groupes de discussion inadéquat Cross-posting.

UBE (Unsolicited Bulk E-mail) : courrier électronique avec contenu nettement identique envoyé à plusieurs destinataires qui vous n’ont pas demandé de le recevoir. Ce type de message est visible dans les clients Exchange ou POP3 et est remis à travers le service Messagerie Internet.

UCE (Unsolicited Commercial E-mail) : courrier électronique contenant l’information commerciale qui a été envoyée à un destinataire qui vous ne pas demandé de le recevoir. Tout UBE est UCE.

MMF (Make Money Fast) : envoyer par courrier électronique les déclarations être en mesure à effectuer Money nombreux le destinataire généralement chain letter ou autre. Vous pouvez être frauduleux ou SCAM.

MLM (Multi-Level Marketing) : un type de schéma MMF qui inclut envoyer l’argent sous la forme de « un placement initial » et encourage le recrutement d’autres. Vous pouvez être frauduleux ou SCAM.

MAILBOMB : remettre grandes quantités de message électronique avec la seule fin d’éteindre ou refuser autres l’accès à le serveur légitime en bas du serveur de destinataires ou le client.

Source : http://support.microsoft.com/kb/185216/fr

Bien entendu, la nétiquette curieusement publiée par le bureau de l’Isoc France à une époque où l’on sait que c’est un élément de cyberculture en perte de vitesse, cette « nétiquette » a beau présenter de nombreux aspects critiquables, elle ne compte tout de même pas la moindre allusion à l’abus de messagerie.

Et pour cause : l’Isoc France n’est pas un FAI !

Dominique Lacroix

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