Société française de l'Internet

Quel Internet pour quelles sociétés ?

Des techniques pour quelle société ? pour une approche globale et systémique

N.B. Ce texte répond à celui de Jean-Louis Schwendimann, Des techniques pour les hommes

Compte tenu du niveau de déploiement de l’Internet et donc du nombre de gens concernés, mais aussi de la diversité des catégories de personnes et des situations en jeu, le temps semble en effet venu de se poser les questions de savoir quelle type de société nous voulons ou pas. De toute évidence, vu les soubresauts actuels de nos sociétés, il s’agit moins aujourd’hui de déterminer ce que les technologies sont capables de faire, que ce que nous souhaitons, nous, qu’elles nous apportent et ce que nous refusons qu’elles nous imposent.

Pour cela, je pense qu’il faut partir d’activités, de métiers répondant à des besoins humains et sociaux communs aux plus grand nombre de sociétés et concernant le plus de cultures au monde et donc des hommes et des femmes qui les exercent afin d’étudier, cas par cas, sur la base de leurs besoins métier, comment amener ces personnes à développer leur propre usage des NTIC afin de formaliser, de structurer et d’agréger ce qui peut l’être, à grande échelle, des dispositifs qu’elles mettront en place.

Il est clair qu’à cette échelle, la démarche implique une approche systémique et donc globale. On devra prendre ainsi en compte, les dimensions juridiques et donc aussi constitutionnels (définir le statut et sa reconnaissance au niveau international de chaque personne impliquée), mais aussi celles concernant tous les échanges et leur mode de valorisation (pas forcément monétaire), les modes de financement et leur rémunération. En clair, cela ne peut marcher que si toutes les conditions nécessaires et indispensables au bon fonctionnement de l’activité observée sont réunies et rendues opératoires. Dès lors, le résultat visé relèvera, de facto, du développement pérenne pour ne pas dire durable, d’une activité humaine, sociale, économique, structurelle et politique locale, valorisée au plan mondial et donc aussi d’un aménagement des territoires locaux bien entendu.

Voici ce qui me semble être l’hypothèse de travail qu’il convient de porter et de vérifier.

Patrick Yeu

François Adoue a répondu à ce texte : Former aux métiers de l’Internet

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