Société française de l'Internet

Quel Internet pour quelles sociétés ?

Former aux métiers de l’Internet

Les idées évoquées dans ton post (réponse à Patrick Yeu : Des techniques pour quelle société ?) résonnent en moi très fort sur le plan de la formation professionnelle, de l’accès à l’emploi, du multiculturalisme et de mes engagements politiques. Il faut effectivement placer l’HOMME (ce terme général comprend bien sûr aussi la femme) au cœur du débat. Dans le monde actuel où la majorité des orientations sont définies par un tout petit groupe de leaders économico-financiers soutenus par quelques « faucons » politiques, si nous voulons avoir une action nous devons identifier quelles sont nos réelles possibilités d’actions pratiques, mises en place au travers d’une stratégie à plus long terme. Pour ma part je n’ai aucun rêve « Don Quichotesque » et j’essaye toujours de voir où et comment je peux agir et avoir des effets concrets.

Il est clair que le nom ISOC, qu’il soit l’organisation mondiale, européenne, ou le chapitre français, a un nom respecté et qui a l’oreille de certains médias et décideurs. C’est en construisant des projets, en ayant des actions constructives, à chaque fois que l’on s’oppose, il faut proposer et non seulement s’opposer, et se contenter de petits pas qui vont dans le bon sens.

Par exemple, tu veux concevoir des métiers et former les gens à ces métiers pour permettre leur meilleur développement personnel. Grande Idée s’il en est que je partage à 200 % idéalistiquement. D’ailleurs c’est le raisonnement de l’Université française notamment dans les métiers Internet, et je constate tous les jours que la formation aux métiers Internet est une usine à formation de chômeurs particulièrement efficace.

En effet, la formation d’étudiants devrait avoir 2 axes stratégiques principaux, permettre aux étudiants de trouver un emploi qui leur permette de vivre (et non de survivre) mais aussi d’être capables de comprendre et de voir vers quelles directions les entreprises nous amènent en espérant que lorsqu’ils auront des responsabilités ils pourront avoir une approche centrée sur l’humain.

Dans un premier temps, on constate, au travers des travaux de l’Observatoire International des Métiers de l’Internet que je dirige, que les étudiants sont formés pour intégrer des entreprises type IBM, Cisco, Microsoft, ou les entreprises du CAC 40. Par ailleurs 80 % des emplois (même dans ces métiers) sont dans des entreprises de moins de 20 salariés…

Comment, dans ce cas, concilier idéalisme et pragmatisme ? Que peut insuffler l’ISOC France dans cette optique ? Voilà à mon avis, une réflexion pragmatique que devra lancer l’équipe à la direction de l’ ISOC dans les prochaines semaines.

Je ne suis pas candidat à ces élections, mais suis prêt à apporter mes compétences à l’équipe choisie par les membres, et je voterai en mon âme et conscience pour l’équipe qui aura un projet stratégique qui soit pragmatique, mais qui aura intégré dans son projet le coté raisonnablement idéaliste abordé par notre ami à qui je réponds.

P.-S. pour l’AG, il me semble capital de faire une réunion physique complétée par un accessible online pour permettre a tous les non parisiens de participer et d’influer.

Peut-être un streaming vidéo, un chat online, et un porte parole neutre qui relaye les interventions des membres online. Cela pourrait être typiquement un journaliste spécialiste NTIC . Qu’en pensez-vous ?

François Adoue

Observatoire International des Métiers Internet : multimedia-observatory.org

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